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29 juillet 2026 · par Stachi · 4 min de lecture

La courge au potager surélevé : ce que tu fais en juillet — et pourquoi ça décide de ta récolte de septembre

Frau Schneider écrit : « Stachi, ma courge pousse de façon incontrôlable. Les tiges sont partout. Que dois-je faire ? » Je lui ai expliqué que c'est maintenant — en juillet — qu'elle décide ce qui atterrit dans sa cuisine en septembre.

La semaine dernière, Frau Schneider m'a envoyé une photo. On voyait à peine le potager surélevé — la courge avait presque tout envahi. Les tiges pendaient par-dessus les bords, s'étalaient sur le sol, et au milieu on apercevait trois petites courges vertes, chacune à peu près de la taille d'un poing.

« Stachi, c'est normal ? Dois-je couper les tiges ? Est-ce que je dois faire quelque chose ? »

Je lui ai répondu : « Ça a l'air bien. Mais maintenant — dans les trois ou quatre prochaines semaines — tu décides ce qui atterrit dans ta cuisine en septembre. »

Les courges ne poussent pas bien toutes seules

Le plus grand malentendu avec les courges : parce qu'elles paraissent si grandes et robustes, beaucoup de jardinières pensent qu'on peut simplement les laisser faire. C'est à moitié vrai. La courge pousse toute seule. Mais est-ce qu'elle mûrira bien, se conservera longtemps, deviendra vraiment grosse — ça dépend de ce que tu fais en juillet.

Combien de fruits par plant

C'est la décision la plus importante en juillet : combien de courges laisses-tu se développer sur un plant ?

En règle générale : deux à trois fruits par plant, selon la variété. Si tu laisses quatre ou cinq courges se développer, le plant répartit son énergie sur trop de fruits. Au final, tu as cinq courges, dont aucune n'a vraiment grossi ni mûri correctement.

Deux bonnes courges bien développées valent mieux que cinq petites inachevées.

Lesquelles gardes-tu ? Les plus développées, celles qui sont bien positionnées. Les courges qui reposent directement sur un sol ferme se développent souvent mieux que celles qui pendent ou se trouvent dans une position défavorable. Une fois ta décision prise, tu peux couper les petits fruits restants. Ça semble dur au premier abord, mais le plant t'en sera reconnaissant.

Soulever les fruits du sol nu

Un détail qui fait toute la différence : les courges posées directement sur la terre nue peuvent pourrir par en dessous ou présenter de vilaines taches humides. Je place sous chaque courge une planche, un morceau de bois ou une épaisse botte de paille. Cela éloigne l'humidité du fruit et permet à l'air de circuler en dessous.

Ça semble être un petit rien. Mais une courge qui pourrit par le bas est perdue en octobre — même si elle a l'air parfaite vue de dessus.

Enlever les feuilles — mais pas trop

Une courge a besoin de ses feuilles pour produire de l'énergie. Mais les vieilles feuilles malades ou mortes n'apportent plus rien et prennent de la place.

Ce que je fais : j'enlève les feuilles qui sont à plat sur le sol et restent humides. J'enlève les feuilles qui ont jauni ou présentent des taches brunes. Et parfois j'enlève délibérément une feuille qui fait de l'ombre sur un fruit — pour que le soleil puisse toucher la courge plus directement.

Ce que je ne fais pas : couper les feuilles en masse ou raccourcir les tiges. Ça coûte à la plante de l'énergie dont elle a besoin maintenant pour les fruits.

Arroser : à la base, pas sur les feuilles

Les courges ont besoin d'eau régulièrement en été — surtout par les fortes chaleurs. Mais arrose directement à la base de la plante, pas par-dessus les feuilles.

Des feuilles de courge humides invitent l'oïdium (blanc). Il se manifeste sous forme d'un dépôt blanc-gris et farineux sur la surface des feuilles. Il ne tue pas la plante immédiatement, mais il l'affaiblit et raccourcit la saison de croissance. Une fois installé, il ne disparaît plus complètement.

J'arrose le matin pour que le feuillage puisse sécher dans la journée. En juillet j'arrose tous les deux jours, quotidiennement lors des vraies canicules.

Les tiges : laisser pousser, mais guider

Les tiges de courge poussent vite — parfois dix à quinze centimètres par jour. Il n'est pas nécessaire de les couper. Mais tu peux les guider : loin des chemins, loin des autres plantes, vers un espace libre.

Je fixe les tiges avec un simple clip ou je les pose simplement dans la direction souhaitée. Pas de contrainte — juste un guidage. La tige suit d'elle-même ensuite.

Quand est-ce que la courge est mûre ?

La récolte a lieu en septembre ou octobre — selon la variété et l'emplacement. Ici à Berikon, un village de Suisse alémanique proche de Zurich, je récolte généralement le Hokkaido à la mi-septembre, et les grandes variétés de Butternut seulement début octobre.

Comment savoir qu'une courge est mûre ?

La queue devient liégeuse. Une courge mûre a une queue sèche et ligneuse qui ressemble à du liège. Une courge pas encore mûre a une queue verte et juteuse.

La peau est dure. Appuie légèrement ton ongle contre la peau. Si elle ne cède pas du tout — la courge est mûre. Si elle cède, il lui faut encore du temps.

Le son. Frappe la peau. Une courge mûre sonne creux. Une courge pas mûre sonne mat et plein.

Récolte toujours avec la queue attachée — laisse au moins cinq centimètres de queue sur le fruit. Sans queue, la coupure ne sèche pas bien et la courge pourrit plus vite. Avec une bonne queue et dans un endroit frais et sec, elle se conserve facilement jusqu'en janvier.

Ce que Frau Schneider fait maintenant

Je lui ai conseillé : garder trois fruits, couper les autres. Mettre un morceau de bois sous chaque courge. Enlever les feuilles jaunies qui traînent sur le sol. Arroser tous les deux jours — uniquement à la base.

Elle a écrit : « J'en ai gardé deux sur cinq. Ça fait bizarre. »

Je lui ai répondu : « Attends jusqu'en octobre. »

Dans six semaines, quand elle sortira les deux courges de la cave et les coupera, ça ne lui semblera plus bizarre du tout.

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🦔 Stachi

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